Les fonds, les formations au leadership, les rencontres internationales passent par des structures dont le centre de gravité francophone reste en France, même si le siège mondial est américain.
Le problème n’est pas le don de riz ou la paire de lunettes. Le problème est la structure qui se maintient.
Un réseau international dont le siège est aux États-Unis, dont les fondateurs étaient liés à la franc-maçonnerie américaine, qui recrute durablement dans la classe politique et économique formée sous Compaoré et Kaboré, et qui entretient des partenariats financiers et culturels avec des clubs français, conserve des canaux.
Ces canaux ne disparaissent pas avec un changement de régime. Ils permettent à des gens qui ont des habitudes, des contacts et des intérêts formés sous l’ordre précédent de rester organisés, de se reconnaître et d’agir ensemble, même quand le discours officiel a changé.
Dans un pays qui a chassé les forces françaises, rompu des accords et réorienté ses alliances, ce type de structure pose une question concrète : qui décide de ce qui est « service » et selon quels modèles ?
Les fonds arrivent souvent via des clubs et des fondations extérieures. Les formations au leadership se font dans un cadre défini à Oak Brook. Les rencontres internationales créent des loyautés qui ne passent pas par les institutions burkinabè.
Quand des ministres d’hier et des opérateurs économiques d’hier siègent dans les mêmes clubs que ceux qui financent des projets depuis la France, le réseau devient un lieu où se perpétuent des relations qui n’ont pas été rompues.
Nous n’avons pas le droit à l’erreur.
Chaque organisation importée qui rassemble l’ancienne classe dirigeante, qui maintient des liens financiers et culturels avec des pays dont les intérêts ont longtemps pesé sur le nôtre, et qui se présente comme apolitique doit être regardée pour ce qu’elle est : un instrument possible de continuité.
La charité est réelle. Les réseaux aussi. Les deux ne s’annulent pas.
Quand il s’agit de la souveraineté, le sentiment n’a pas de place. On mesure les faits, on regarde qui se rassemble, d’où viennent les ressources, et on agit en conséquence.
Le chef de l’État tient la ligne. Ceux qui ont déjà traversé ces réseaux savent qu’ils ne s’arrêtent pas d’eux-mêmes.
Le problème n’est pas le don de riz ou la paire de lunettes. Le problème est la structure qui se maintient.
Un réseau international dont le siège est aux États-Unis, dont les fondateurs étaient liés à la franc-maçonnerie américaine, qui recrute durablement dans la classe politique et économique formée sous Compaoré et Kaboré, et qui entretient des partenariats financiers et culturels avec des clubs français, conserve des canaux.
Ces canaux ne disparaissent pas avec un changement de régime. Ils permettent à des gens qui ont des habitudes, des contacts et des intérêts formés sous l’ordre précédent de rester organisés, de se reconnaître et d’agir ensemble, même quand le discours officiel a changé.
Dans un pays qui a chassé les forces françaises, rompu des accords et réorienté ses alliances, ce type de structure pose une question concrète : qui décide de ce qui est « service » et selon quels modèles ?
Les fonds arrivent souvent via des clubs et des fondations extérieures. Les formations au leadership se font dans un cadre défini à Oak Brook. Les rencontres internationales créent des loyautés qui ne passent pas par les institutions burkinabè.
Quand des ministres d’hier et des opérateurs économiques d’hier siègent dans les mêmes clubs que ceux qui financent des projets depuis la France, le réseau devient un lieu où se perpétuent des relations qui n’ont pas été rompues.
Nous n’avons pas le droit à l’erreur.
Chaque organisation importée qui rassemble l’ancienne classe dirigeante, qui maintient des liens financiers et culturels avec des pays dont les intérêts ont longtemps pesé sur le nôtre, et qui se présente comme apolitique doit être regardée pour ce qu’elle est : un instrument possible de continuité.
La charité est réelle. Les réseaux aussi. Les deux ne s’annulent pas.
Quand il s’agit de la souveraineté, le sentiment n’a pas de place. On mesure les faits, on regarde qui se rassemble, d’où viennent les ressources, et on agit en conséquence.
Le chef de l’État tient la ligne. Ceux qui ont déjà traversé ces réseaux savent qu’ils ne s’arrêtent pas d’eux-mêmes.
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Camarades,
En novembre 2023, Emmanuel Macron s’est rendu au Grand Orient de France. Devant les francs-maçons, il a déclaré : « La franc-maçonnerie fut l’atelier de la République », avant d’appeler à « reprendre la bataille des idées ». Ainsi, Macron insiste sur la nécessité de préserver le lien entre la République française et la franc-maçonnerie. En mai 2025, il a franchi une nouvelle étape en se rendant à la Grande Loge de France. Il y est revenu sur le rôle historique des loges dans la transmission et la défense de l’idéal républicain français.
Ces deux visites, dans un contexte où la France a vu son influence contestée sur le continent africain, rappellent une réalité fondamentale : l’influence d’un État ne repose pas uniquement sur ses soldats, ses bases militaires ou ses accords diplomatiques. Elle repose aussi sur les idées qu’il diffuse, les élites qu’il côtoie et les réseaux qu’il entretient.
La création de l’Alliance des États du Sahel, devenue la Confédération de l’AES, traduit une volonté de redéfinir les rapports avec les partenaires étrangers. Mais lorsqu’une puissance perd du terrain sur les plans militaire et économique, elle cherche à réadapter ses méthodes, à déplacer ses points d’appui et à réinvestir davantage les espaces où son influence demeure possible.
La franc-maçonnerie constitue une piste sérieuse à examiner. Emmanuel Macron l’a bien compris. Lors de la Révolution française de 1789, les francs-maçons ont participé aux débats intellectuels et politiques. Sous la IIIe République française, des réseaux maçonniques ont également été impliqués dans une opération de renseignement concernant des membres de l’armée, à l’origine du scandale de l’affaire des fiches.
Les réseaux maçonniques entretiennent des relations avec des obédiences africaines, dans un univers où se côtoient parfois des personnalités issues de la politique, de l’administration, de la diplomatie, de l’armée, de la justice, des affaires et du monde intellectuel. Cette présence dans les milieux dirigeants confère à ces organisations une capacité relationnelle importante, susceptible de faciliter certaines activités opérationnelles et la collecte de renseignements stratégiques. En effet, ces réseaux peuvent rapprocher des personnes disposant d’un pouvoir de décision, faciliter la circulation des idées et entretenir des relations au-delà des changements de régime.
Il faut également s’intéresser à l’histoire de la coopération militaire française avec l’Afrique. Les formations, les échanges entre officiers, les partenariats techniques et les liens avec les milieux politiques et les cercles du pouvoir ont créé des relations susceptibles de perdurer bien après le départ des soldats. Il est d’ailleurs documenté que la franc-maçonnerie a longtemps exercé une influence dans les hautes sphères de l’armée française.
Dans ces conditions, les visites de Macron dans les loges, alors que la politique française en Afrique est de plus en plus contestée, prennent une dimension politique importante. Les discours du président français sur la « bataille des idées » ou sur le fait que « la franc-maçonnerie fut l’atelier de la République » donnent une résonance particulière à l’hypothèse d’une opération d’influence coordonnée en Afrique. En effet, la franc-maçonnerie française a historiquement défendu l’assimilation coloniale, c’est-à-dire le rapprochement des populations colonisées avec la culture, la langue, les institutions et les valeurs françaises, en considérant ce modèle comme celui auquel elles devaient se conformer. C’est bien là l’un des fondements de la politique française en Afrique : l’assimilation coloniale.
Pour les pays de l’AES, le risque réside dans une influence extérieure qui ne se manifeste plus nécessairement par la pression diplomatique ou militaire, mais par des relations durables et des relais d’opinion au sein des hautes sphères administratives, politiques, économiques et intellectuelles.
En novembre 2023, Emmanuel Macron s’est rendu au Grand Orient de France. Devant les francs-maçons, il a déclaré : « La franc-maçonnerie fut l’atelier de la République », avant d’appeler à « reprendre la bataille des idées ». Ainsi, Macron insiste sur la nécessité de préserver le lien entre la République française et la franc-maçonnerie. En mai 2025, il a franchi une nouvelle étape en se rendant à la Grande Loge de France. Il y est revenu sur le rôle historique des loges dans la transmission et la défense de l’idéal républicain français.
Ces deux visites, dans un contexte où la France a vu son influence contestée sur le continent africain, rappellent une réalité fondamentale : l’influence d’un État ne repose pas uniquement sur ses soldats, ses bases militaires ou ses accords diplomatiques. Elle repose aussi sur les idées qu’il diffuse, les élites qu’il côtoie et les réseaux qu’il entretient.
La création de l’Alliance des États du Sahel, devenue la Confédération de l’AES, traduit une volonté de redéfinir les rapports avec les partenaires étrangers. Mais lorsqu’une puissance perd du terrain sur les plans militaire et économique, elle cherche à réadapter ses méthodes, à déplacer ses points d’appui et à réinvestir davantage les espaces où son influence demeure possible.
La franc-maçonnerie constitue une piste sérieuse à examiner. Emmanuel Macron l’a bien compris. Lors de la Révolution française de 1789, les francs-maçons ont participé aux débats intellectuels et politiques. Sous la IIIe République française, des réseaux maçonniques ont également été impliqués dans une opération de renseignement concernant des membres de l’armée, à l’origine du scandale de l’affaire des fiches.
Les réseaux maçonniques entretiennent des relations avec des obédiences africaines, dans un univers où se côtoient parfois des personnalités issues de la politique, de l’administration, de la diplomatie, de l’armée, de la justice, des affaires et du monde intellectuel. Cette présence dans les milieux dirigeants confère à ces organisations une capacité relationnelle importante, susceptible de faciliter certaines activités opérationnelles et la collecte de renseignements stratégiques. En effet, ces réseaux peuvent rapprocher des personnes disposant d’un pouvoir de décision, faciliter la circulation des idées et entretenir des relations au-delà des changements de régime.
Il faut également s’intéresser à l’histoire de la coopération militaire française avec l’Afrique. Les formations, les échanges entre officiers, les partenariats techniques et les liens avec les milieux politiques et les cercles du pouvoir ont créé des relations susceptibles de perdurer bien après le départ des soldats. Il est d’ailleurs documenté que la franc-maçonnerie a longtemps exercé une influence dans les hautes sphères de l’armée française.
Dans ces conditions, les visites de Macron dans les loges, alors que la politique française en Afrique est de plus en plus contestée, prennent une dimension politique importante. Les discours du président français sur la « bataille des idées » ou sur le fait que « la franc-maçonnerie fut l’atelier de la République » donnent une résonance particulière à l’hypothèse d’une opération d’influence coordonnée en Afrique. En effet, la franc-maçonnerie française a historiquement défendu l’assimilation coloniale, c’est-à-dire le rapprochement des populations colonisées avec la culture, la langue, les institutions et les valeurs françaises, en considérant ce modèle comme celui auquel elles devaient se conformer. C’est bien là l’un des fondements de la politique française en Afrique : l’assimilation coloniale.
Pour les pays de l’AES, le risque réside dans une influence extérieure qui ne se manifeste plus nécessairement par la pression diplomatique ou militaire, mais par des relations durables et des relais d’opinion au sein des hautes sphères administratives, politiques, économiques et intellectuelles.
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Il s’agit d’une influence susceptible de reprendre le vocabulaire du nouveau régime tout en cherchant à en affaiblir insidieusement les fondements et les choix. Le défi, pour les États de l’AES, consiste à comprendre les réseaux qui traversent leurs institutions.
1❤66👍26
Camarades,
Le premier Lions Club d’Iran ouvre à Téhéran en 1956, avec l’appui de la famille royale. Manouchehr Eghbal, ancien Premier ministre, en est l’un des dirigeants. Dans les années 1960 et 1970, les clubs recrutent surtout dans la haute bourgeoisie, chez des diplomates et des hommes d’affaires, et les réunions se tiennent souvent en anglais. En 1979, la révolution renverse le Chah. Les nouvelles autorités décrivent l’association comme une organisation maçonnique liée aux États-Unis. Les avoirs sont gelés, les locaux saisis, les archives confisquées. L’interdiction devient légale en 1980. Les anciens dirigeants restés en Iran sont arrêtés ou écartés de la fonction publique, au motif de liens avec des puissances étrangères.
À Cuba, le club de La Havane naît en 1927. Dans les années 1950, il figure parmi les plus grands du mouvement dans le monde, et ses membres financent des hôpitaux, des écoles et des cliniques ophtalmologiques. Fidel Castro prend le pouvoir en janvier 1959 et laisse d’abord les clubs fonctionner, à condition qu’ils suivent les priorités du gouvernement. L’économie est nationalisée, Cuba se rapproche de l’URSS, et une grande partie de la bourgeoisie, d’où venaient la plupart des membres, part pour Miami. La baie des Cochons a lieu en avril 1961. Humberto Sorí Marín, ancien commandant rebelle passé à l’opposition et membre du Lions Club, est arrêté, jugé par un tribunal militaire pour conspiration avec la CIA, puis fusillé. Les locaux sont confisqués, Lions Clubs International rompt ses liens avec l’île, et l’activité cesse.
Dans les deux cas, l’interdiction suit un changement de régime. Dans les deux cas aussi, l’accusation porte sur les liens avec l’étranger, alors que les clubs affichaient un but caritatif. On peut lire ces histoires de plusieurs façons : méfiance fondée ou procès d’intention, organisation apolitique rattrapée par la politique, ou les deux à la fois.
Pour qui vit au Sahel, la question reste ouverte. Qu’est-ce qui distingue une association de service d’un réseau d’influence, et qui en décide ? Que devient une association internationale quand les rapports entre un État et ses partenaires étrangers changent ?
Le premier Lions Club d’Iran ouvre à Téhéran en 1956, avec l’appui de la famille royale. Manouchehr Eghbal, ancien Premier ministre, en est l’un des dirigeants. Dans les années 1960 et 1970, les clubs recrutent surtout dans la haute bourgeoisie, chez des diplomates et des hommes d’affaires, et les réunions se tiennent souvent en anglais. En 1979, la révolution renverse le Chah. Les nouvelles autorités décrivent l’association comme une organisation maçonnique liée aux États-Unis. Les avoirs sont gelés, les locaux saisis, les archives confisquées. L’interdiction devient légale en 1980. Les anciens dirigeants restés en Iran sont arrêtés ou écartés de la fonction publique, au motif de liens avec des puissances étrangères.
À Cuba, le club de La Havane naît en 1927. Dans les années 1950, il figure parmi les plus grands du mouvement dans le monde, et ses membres financent des hôpitaux, des écoles et des cliniques ophtalmologiques. Fidel Castro prend le pouvoir en janvier 1959 et laisse d’abord les clubs fonctionner, à condition qu’ils suivent les priorités du gouvernement. L’économie est nationalisée, Cuba se rapproche de l’URSS, et une grande partie de la bourgeoisie, d’où venaient la plupart des membres, part pour Miami. La baie des Cochons a lieu en avril 1961. Humberto Sorí Marín, ancien commandant rebelle passé à l’opposition et membre du Lions Club, est arrêté, jugé par un tribunal militaire pour conspiration avec la CIA, puis fusillé. Les locaux sont confisqués, Lions Clubs International rompt ses liens avec l’île, et l’activité cesse.
Dans les deux cas, l’interdiction suit un changement de régime. Dans les deux cas aussi, l’accusation porte sur les liens avec l’étranger, alors que les clubs affichaient un but caritatif. On peut lire ces histoires de plusieurs façons : méfiance fondée ou procès d’intention, organisation apolitique rattrapée par la politique, ou les deux à la fois.
Pour qui vit au Sahel, la question reste ouverte. Qu’est-ce qui distingue une association de service d’un réseau d’influence, et qui en décide ? Que devient une association internationale quand les rapports entre un État et ses partenaires étrangers changent ?
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À nos frères et à nos enfants venus de la Côte d'Ivoire pour poursuivre leurs études dans leur pays, dans NOTRE PAYS.
Nous savons que les premiers moments ne sont pas toujours aisés. S’installer dans un nouvel environnement suppose nécessairement un temps d’adaptation, une nouvelle familiarisation avec les réalités du quotidien et, parfois, quelques efforts pour trouver ses repères.
Une fois cette étape franchie, vous découvrirez, au-delà des difficultés du commencement, toute la singularité de notre pays, cette terre qui est aussi celle de vos parents et de vos ancêtres.
Si vous avez choisi de revenir sur la terre de vos origines pour y poursuivre vos études, ce n’est certainement pas un hasard. Avant vous, d’autres ont fait ce chemin. Par leur expérience, leur attachement à cette terre et leur témoignage, ils sont devenus de véritables ambassadeurs, suscitant chez d’autres le désir de renouer avec leurs racines et de revenir à leur tour.
C’est ainsi que se construit, de génération en génération, cette chaîne de transmission et de rapprochement.
À chaque génération revient la responsabilité d’apporter sa contribution. Nous sommes convaincus que vous, qui venez de nous rejoindre, sauriez vous inscrire dans cette dynamique et devenir, à votre tour, des ambassadeurs de ce lien indéfectible avec la terre de vos origines.
Revenir aux sources, c’est aussi renouer avec une histoire, retrouver une identité et contribuer à écrire l’avenir.
Nous savons que les premiers moments ne sont pas toujours aisés. S’installer dans un nouvel environnement suppose nécessairement un temps d’adaptation, une nouvelle familiarisation avec les réalités du quotidien et, parfois, quelques efforts pour trouver ses repères.
Une fois cette étape franchie, vous découvrirez, au-delà des difficultés du commencement, toute la singularité de notre pays, cette terre qui est aussi celle de vos parents et de vos ancêtres.
Si vous avez choisi de revenir sur la terre de vos origines pour y poursuivre vos études, ce n’est certainement pas un hasard. Avant vous, d’autres ont fait ce chemin. Par leur expérience, leur attachement à cette terre et leur témoignage, ils sont devenus de véritables ambassadeurs, suscitant chez d’autres le désir de renouer avec leurs racines et de revenir à leur tour.
C’est ainsi que se construit, de génération en génération, cette chaîne de transmission et de rapprochement.
À chaque génération revient la responsabilité d’apporter sa contribution. Nous sommes convaincus que vous, qui venez de nous rejoindre, sauriez vous inscrire dans cette dynamique et devenir, à votre tour, des ambassadeurs de ce lien indéfectible avec la terre de vos origines.
Revenir aux sources, c’est aussi renouer avec une histoire, retrouver une identité et contribuer à écrire l’avenir.
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LA VICTOIRE A CENT PÈRES, LA DÉFAITE EST ORPHELINE.
Parfois, il suffit de regarder ce qui se passe ailleurs pour comprendre comment fonctionnent vraiment la politique, les alliances et les relations humaines.
Les États-Unis viennent de nous en faire la démonstration, et nous n'avons rien payé pour la voir.
Musk a dépensé des fortunes pour soutenir Trump et les républicains. Il an mis son argent, son influence et son réseau au service de leur victoire. Il ne s’est pas contenté de suivre le mouvement de loin. Il a pris une place importante dans l’aventure, notamment avec le DOGE, dont les méthodes et les conséquences ont créé de nombreuses controverses et fragilisé politiquement l’administration Trump.
Mais aujourd’hui, après les défaites républicaines aux élections, quelque chose de révélateur se produit. Musk commence à supprimer certains de ses messages dans lesquels il appelait les Américains à voter républicain. Pourtant, il avait encore investi des sommes considérables pour soutenir ces mêmes candidats.
De son côté, le vice-président JD Vance met lui aussi en avant les choix politiques de l’administration Trump pour expliquer les mauvais résultats. Pourtant, il fait lui-même partie de cette administration. Trump ne gouverne pas seul. Les décisions se prennent dans un environnement où plusieurs personnes ont leur mot à dire et portent une part de responsabilité.
C’est là que se trouve la leçon.
Quand tout va bien, tout le monde veut être associé à la réussite. Chacun rappelle ce qu’il a fait, ce qu’il a apporté et les sacrifices qu’il a consentis. Les photos circulent, les déclarations de fidélité se multiplient, et personne ne veut manquer le rendez-vous de la victoire.
Mais quand les choses tournent mal, le décor change. Ceux qui étaient au premier rang commencent parfois à prendre leurs distances. Certains effacent leurs traces, d’autres cherchent à expliquer qu’ils n’étaient pas responsables. Et ceux qui hier partageaient les mêmes décisions peuvent soudain avoir des lectures complètement différentes de l’histoire.
C’est une leçon de géopolitique gratuite pour nous.
Il faut comprendre que les intérêts peuvent rapprocher des personnes qui, au fond, ne partagent ni les mêmes convictions ni la même vision de l’avenir. Une alliance peut être sincère à un moment donné, mais elle peut aussi reposer sur des intérêts qui disparaissent dès que la situation change.
C’est pourquoi il faut faire attention à ceux qui vous entourent lorsque tout vous réussit. Ne prenez pas toutes les présences pour des preuves de fidélité. Ne confondez pas les applaudissements avec l’engagement. Et surtout, ne mesurez jamais la solidité d’une alliance au nombre de personnes qui se pressent autour de vous lorsque vous êtes au sommet.
Le véritable test arrive quand les difficultés commencent. Quand les résultats ne sont plus là, quand les critiques se multiplient, quand les portes se ferment et que même ceux qui vous défendaient hier commencent à regarder ailleurs.
C’est dans ces moments que vous découvrez qui était attaché à votre personne, qui croyait réellement à votre combat et qui était simplement intéressé par ce qu’il pouvait en tirer.
Je le dis souvent : vous ne connaîtrez jamais véritablement vos amis lorsque tout va bien. Dans la prospérité, les compagnons sont nombreux. Dans l’adversité, les visages deviennent plus faciles à compter.
Les vrais alliés ne sont pas forcément ceux qui crient le plus fort pendant la victoire. Ce sont ceux qui ne changent pas de discours lorsque la victoire semble loin, ceux qui ne vous abandonnent pas simplement parce que votre proximité ne leur apporte plus rien.
Parce qu’au fond, soutenir quelqu’un quand il gagne ne demande pas toujours beaucoup de courage. Mais rester à ses côtés quand il n’y a presque plus d’espoir, quand il n’y a plus rien à gagner et que tout le monde vous conseille de prendre vos distances, voilà ce qui permet de reconnaître la loyauté.
La victoire rassemble les intérêts. L’épreuve révèle les convictions.
Parfois, il suffit de regarder ce qui se passe ailleurs pour comprendre comment fonctionnent vraiment la politique, les alliances et les relations humaines.
Les États-Unis viennent de nous en faire la démonstration, et nous n'avons rien payé pour la voir.
Musk a dépensé des fortunes pour soutenir Trump et les républicains. Il an mis son argent, son influence et son réseau au service de leur victoire. Il ne s’est pas contenté de suivre le mouvement de loin. Il a pris une place importante dans l’aventure, notamment avec le DOGE, dont les méthodes et les conséquences ont créé de nombreuses controverses et fragilisé politiquement l’administration Trump.
Mais aujourd’hui, après les défaites républicaines aux élections, quelque chose de révélateur se produit. Musk commence à supprimer certains de ses messages dans lesquels il appelait les Américains à voter républicain. Pourtant, il avait encore investi des sommes considérables pour soutenir ces mêmes candidats.
De son côté, le vice-président JD Vance met lui aussi en avant les choix politiques de l’administration Trump pour expliquer les mauvais résultats. Pourtant, il fait lui-même partie de cette administration. Trump ne gouverne pas seul. Les décisions se prennent dans un environnement où plusieurs personnes ont leur mot à dire et portent une part de responsabilité.
C’est là que se trouve la leçon.
Quand tout va bien, tout le monde veut être associé à la réussite. Chacun rappelle ce qu’il a fait, ce qu’il a apporté et les sacrifices qu’il a consentis. Les photos circulent, les déclarations de fidélité se multiplient, et personne ne veut manquer le rendez-vous de la victoire.
Mais quand les choses tournent mal, le décor change. Ceux qui étaient au premier rang commencent parfois à prendre leurs distances. Certains effacent leurs traces, d’autres cherchent à expliquer qu’ils n’étaient pas responsables. Et ceux qui hier partageaient les mêmes décisions peuvent soudain avoir des lectures complètement différentes de l’histoire.
C’est une leçon de géopolitique gratuite pour nous.
Il faut comprendre que les intérêts peuvent rapprocher des personnes qui, au fond, ne partagent ni les mêmes convictions ni la même vision de l’avenir. Une alliance peut être sincère à un moment donné, mais elle peut aussi reposer sur des intérêts qui disparaissent dès que la situation change.
C’est pourquoi il faut faire attention à ceux qui vous entourent lorsque tout vous réussit. Ne prenez pas toutes les présences pour des preuves de fidélité. Ne confondez pas les applaudissements avec l’engagement. Et surtout, ne mesurez jamais la solidité d’une alliance au nombre de personnes qui se pressent autour de vous lorsque vous êtes au sommet.
Le véritable test arrive quand les difficultés commencent. Quand les résultats ne sont plus là, quand les critiques se multiplient, quand les portes se ferment et que même ceux qui vous défendaient hier commencent à regarder ailleurs.
C’est dans ces moments que vous découvrez qui était attaché à votre personne, qui croyait réellement à votre combat et qui était simplement intéressé par ce qu’il pouvait en tirer.
Je le dis souvent : vous ne connaîtrez jamais véritablement vos amis lorsque tout va bien. Dans la prospérité, les compagnons sont nombreux. Dans l’adversité, les visages deviennent plus faciles à compter.
Les vrais alliés ne sont pas forcément ceux qui crient le plus fort pendant la victoire. Ce sont ceux qui ne changent pas de discours lorsque la victoire semble loin, ceux qui ne vous abandonnent pas simplement parce que votre proximité ne leur apporte plus rien.
Parce qu’au fond, soutenir quelqu’un quand il gagne ne demande pas toujours beaucoup de courage. Mais rester à ses côtés quand il n’y a presque plus d’espoir, quand il n’y a plus rien à gagner et que tout le monde vous conseille de prendre vos distances, voilà ce qui permet de reconnaître la loyauté.
La victoire rassemble les intérêts. L’épreuve révèle les convictions.
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Et parfois, il faut perdre beaucoup pour découvrir ceux qui n’étaient jamais venus pour gagner quelque chose.
Ainsi parla le sable…
Ibrahima Maiga
Ainsi parla le sable…
Ibrahima Maiga
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