Rappels & Enseignements
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Daawúd Serrano Abú Ismaa°íl al Andalucí
داود سَرَّانو أبو إسماعيل الأندلسي
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بسم الله الرحمن الرحيم

[suite]

...Cette tournure générale, telle que décrite avec concision et précision par le Haafidh Ibn Rajab, et vers laquelle la situation doit certes inévitablement évoluer, ne vient que confirmer la nécessité dans laquelle sont les musulmans de s’enjoindre mutuellement la conformité constante à la religion de vérité.

À cet effet, il est sans doute approprié de se rappeler la parole que de nombreux savants citent en l’attribuant au sage érudit Fudeyl ibn ‘Iyaad At Tamīmī (m.187h) qui, dans une injonction empreinte de compassion et pleine de loyauté, dit :

« Suis donc les voies conformes à la droiture et que ne t’afflige point le petit nombre de ceux qui les empruntent; et prends garde de ne suivre les sentiers menant à l’égarement et que ne te leurre point le grand nombre de ceux qui s’y
perdent. »

Avant lui, l’Imaam Abu ‘Amr al Awzaa’ī (m.157h) disait de même :

« Suis assidûment les traces de ceux qui ont précédé, quand bien même les gens te rejèteraient. Et méfie-toi des simples opinions avancées par les gens, quand bien même ceux-ci les enjoliveraient. Certes, la situation s’éclaircira tantôt et te voilà alors évoluant sur un chemin droit. »

[rapporté par Al Aajurrī dans (الشريعة), Al Khatīb al Baghdādī dans (شرف أصحاب الحديث) -en les termes choisis pour la traduction-, Ibn ‘AbdilBarr al Andalucī dans (جامع بيان العلم وفضله), Al Beyhaqī dans (المدخل إلى السنن الكبرى), Al Harawī dans (ذم الكلام وأهله) et d’autres; par une chaîne de transmission jugée authentique par le Cheikh Al Albaanī dans (مختصَر العلوّ)]

Les paroles et recommandations exprimées par les savants de l’Islaam, allant toutes dans ce même sens parce qu’inspirées de leur profonde compréhension des textes de la révélation, sont très nombreuses.

C’est par une parole édifiante de l’érudit Ibn Muflīh (m.763h) que se conclura cependant cette modeste publication.
Ce dernier dit dans son livre (الآداب الشرعية) :

« Il sied de savoir que nombreuses sont les choses vis-à-vis desquelles beaucoup de gens ont une approche contraire à l’ordre dicté par la législation [islamique]. Ceci se répand parmi eux jusqu’à se populariser, et nombreux sont alors ceux qui les suivent en les imitant dans leur approche et leur manière d’aborder ces choses.
Or, ce qui incombe à l’être conscient et averti c’est de s’opposer à eux dans cette tendance bien que générale, tant de par son discours que de par sa pratique. Et qu’il veille à ne pas se laisser décourager ni détourner dans cette démarche du fait de sa solitude et du peu de compagnie cheminant à ses côtés. »

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L’imaam Al Bukhaari (d.256h) rapporte dans son recueil authentique, au « chapître du savoir » (kitaab al ´ilm), selon sa propre chaîne de transmission remontant à Abū Hurayrah رضي الله عنه qui relate que le messager d’Allaah صلى الله عليه وسلم fut interrogé à propos de l’Heure : À quand son avènement ?

Il répondit alors en disant :

((Lorsque le dépôt ne sera plus respecté, dès lors, attends-toi à l’avènement de l’Heure))

Il lui fut dit : « Par quoi se traduira le non-respect du dépôt ? »

Le véridique prophète صلى الله عليه وسلم dit :

((Lorsque les affaires seront confiées à ceux n’étant pas aptes à les traiter, attends-toi alors à l’avènement de l’Heure)).

Le haafidh Ibn Hajar (d.852h) dit en commentant ce noble hadīth :

« Ce qui démontre l’accordance du contenu de ce texte avec le « chapître du savoir » et que la mention de celui-ci y est adapté et approprié réside dans le fait que de confier les affaires à ceux non-habilités à s’en charger est un phénomène ne se produisant que lorsque l’ignorance prend le dessus et qu’est ôté le savoir, et ces derniers comptent parmi les signes indiquant l’approche de l’Heure.
Ceci indique donc de manière implicite qu’aussi longtemps que le savoir, dans sa complète réalité, est présent, il est alors encore temps et l’époque reste propice.
Il semblerait, par ailleurs, que l’auteur [l’Imaam al Bukhaarī] ait ainsi fait allusion au fait que le savoir s’acquiert des grands, comme s’il souhaitait indirectement faire évocation de ce qui fut rapporté de Umayyah al JumaHi selon qui le messager d’Allaah صلى الله عليه وسلم a dit :

((Compte parmi les signes de l’Heure le fait que le savoir soit recherché auprès des petits)). »

Fin de la parole d’Ibn Hajar tirée de son ouvrage [فتح الباري].

Le Cheikh al Albaanī (d.1420h) jugea comme correcte la chaîne de transmission par laquelle fut rapporté ce dernier hadīth, et mentionna que ceci fut également, avant lui, le jugement du Haafidh ‘AbdelGanī al Maqdissī (d.600h).

Le Cheikh -qu’Allaah lui fasse miséricorde- dit en outre, suite à son analyse concernant la transmission dudit hadīth :

« Ce qui apparaît c’est que par (les petits) sont ici voulus et désignés les ignorants, ceux qui se prononcent sans réelle et précise compréhension du Coran et de la Sunnah, c’est ainsi qu’ils s’égarent eux-mêmes et égarent autrui, conformément à ce qui est stipulé dans le [célèbre] hadīth relatant la manière dont le savoir est ôté.»

[سلسلة الأحاديث الصحيحة]

Quant à ce dernier hadīth auquel le Cheikh al Albaanī fait référence, il s’agit de ce que ´Abdullaah ibn ´Amr رضي الله عنهما rapporte avoir entendu le messager d’Allaah صلى الله عليه وعلى آله وسلم dire :

((Certes Allaah ne prend pas le savoir en le retirant soudainement d’entre les gens, mais Il le prend en reprenant [l’âme] des savants. Ceci jusqu’à ce qu’Il ne laisse plus aucun savant, les gens alors prendront à leur tête des ignorants qui seront donc interrogés et émettront, suite à cela et bien que dénués de savoir, des avis religieux (fatwaa), c’est ainsi qu’ils s’égareront eux-mêmes et égareront autrui.))

[hadīth consigné par les deux Imaams Al Bukhaarī & Muslim dans leurs recueils authentiques respectifs]

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روى الحافظ ابن حبان (ت٣٥٤هـ) في (روضة العقلاء ص٩١) عن أبي يعلى، قال: حدثنا عمرو بن محمد الناقد، قال: سمعتُ يحيى بن اليمان يقول: قال سفيان الثوري:

(أوَّلُ العبادة الصمت، ثمّ طلب العلم، ثمّ العمل به، ثمّ حِفظه، ثم نشْره).

انتهى.

وأخرجه -أيضًا- الخطيب البغدادي (ت٤٦٣هـ) في (تاريخ بغداد ٦/ ٤٩١) من طريق آخر عن عمرو الناقد به.
وهذا إسنادٌ لعله لا ينزل عن درجة الحَسَن، والله أعلم.

فتأمّل واعتبِر بهذا النهج السليم الصحيح الذي وصفه هذا الإمام الجبل الناصح.
ثم قارِنه مع الجاري في هذه الأزمنة المتأخِّرة:

فما أكثرَ مَن يريد -اليومَ- أن يبدأ بالنشر؛ لتوافر وسائله، ولم يَعرف الصمتَ فضلًا عما بعده من المراحل...


L’érudit Ibn Hibbaan (d.354H) rapporte dans son livre (روضة العقلاء), selon une chaîne de transmission paraissant correcte, que l’Imaam Sufyaan ath-Thawrī (d.161H) dit :

(Le chemin de l’adoration passe, en premier lieu, par le fait de savoir se taire et observer sagement le silence, puis l’étude du savoir, puis sa mise en pratique, puis sa mémorisation, puis sa propagation).


Médite et considère donc cette méthodologie saine et authentique, décrite par cet éminent Imaam soucieux de prodiguer le bon conseil...
Et compare-la avec ce que l’on vit en cette époque reculée.

En effet de nos jours, combien sont nombreux ceux qui souhaitent, d’emblée, se lancer dans la propagation du savoir, notamment en raison de la multitude des moyens de diffusion s’offrant facilement à tout un chacun.

Ceci, sans même avoir su un instant au préalable observer le silence et la retenue indispensables lors du cheminement sur la voie de la dévotion sincère, sans parler alors de la concrétisation des étapes devant y succéder, telles qu’elles furent exposées dans la parole de l’Imaam ath-Thawrī رحمه الله...

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﷽

📌 L'INTERDICTION DE JURER EN UTILISANT LES EXPRESSIONS حق الله/ḤAQQALLAH et حق ربي/ḤAQQ RABBĪ.

Toutes les louanges reviennent de droit à Allah Seul. Qu’Il couvre d’éloges et salue celui après qui il n’y a plus de prophète.

Il est une manière de jurer que l'on retrouve sur la langue d'un certain nombre de personnes qui ne saisissent visiblement pas la portée de leurs propos.

On les entend en effet dire afin d'insister sur la véracité de leurs dires : "ḥaqqallah" ou encore "ḥaqq rabbī".

La question suivante a été posée au cheikh ʿAbd El ʿAzīz ibn Bēz (d.1420H) - qu’Allah lui fasse miséricorde -:

«Quel est le jugement relatif au fait de jurer en ces termes, c’est-à-dire en disant : بحق الله/bi ḥaqqillah (par le droit d’Allah) ?
Est-ce que cette manière de jurer revient à attribuer un associé à Allah même si celui qui en est à l’origine ne vise pas cela ?»

Le cheikh répondit :

«Qu’il ne jure pas par le droit d’Allah (بحق الله/bi ḥaqqillah).
Qu’il jure plutôt par Allah en disant :

- Par Allah (والله/wallah),

- par la puissance d’Allah (وعزة الله/wa ʿizzatillah),

- par l’Infini et Très Miséricordieux (والرحمن الرحيم/wa El-Raḥmēn El-Raḥīm),

- par L’infini Puissant (والقادر على كل شيء/wa El Qādir ʿalā kulli chay°),

- par le Seigneur Souverain des mondes (ورب العالمين/wa Rabb el ʿālamīn),

- ou par Celui entre Les Mains de qui est mon âme (والذي نفسي بيده/walladhī nafsī bi yadih).

Par contre, on ne jure pas par le droit d’Allah, car le droit qu’Allah a sur nous est de Le vénérer et de Lui obéir. Or, cette vénération et cette obéissance relèvent de nos actes, c’est-à-dire des actes des créatures.

Le droit qu’Allah a sur nous est que nous L’adorions exclusivement, que nous Lui obéissions et que nous Le vénérions ; or tout cela relève de nos actes et nos actes sont créés.

Jurer par le droit d’Allah revient à jurer par Ses créatures, c’est pour cela que c’est incorrect.

Jurer ne doit se faire que par Allah Seul, ou par Ses Noms et Attributs.»

Original de la fatwa à consulter au lien suivant, sur le site officiel du cheikh Ibn Bēz : https://urlz.fr/8GMW

ʿAbd El-Raḥmēn Colo

Le 14/Jumādā el ūlā/1440

https://t.me/cours_exhortations

#commentaires_et_corrections
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في تلخيص الحافظ الذَّهَبي (ت٧٤٨هـ) لكتاب (الموضوعات، ص١٤١) لابن الجوزي (ت٥٩٧هـ)، في خاتمة الفصل المخصَّص لإيراد ما وُضِعَ على رسول الله صلى الله عليه وسلم من الأحاديث في مناقب أمير المؤمنين علي بن أبي طالب رضي الله عنه، قال الذهبي، رحمه الله :

(وعلي -رضي الله عنه- سيِّدٌ كبير الشأن، قد أغناه الله تعالى أن تثبت مناقبه بالأكاذيب، ولكن الرافضة لا يرضون إلا أن يحتجُّوا له بالباطل، وأن يردُّوا ما صحَّ لغيره من المناقب، فتراهم دائمًا يحتجّون بالموضوعات، ويكذِّبون بالصحاح، وإذا استشعروا أدنى خوف لزموا التقية، وعظَّموا الصحيحين، وعظَّموا السنة، ولعنوا الرفض وأنكروا...)

قال الأندلسي عفا الله عنه: فتأمَّل -أيها السُّنّي- قولَ هذا العالم الفذّ -رحمه الله- واعتبِر به، وانظر كيف ظلّ في زمانه تعظيمُ السنة، وتعظيمُ الصحيحين -خاصَّة- من العلامات التي يتميز بها السُّنّي عن الرافضي الضالّ حتى كان ذلك مما يتظاهر به الرافضي إذا ما كُشِف حالُه؛ ليدفع عن نفسه التهمة في الدين...
وبعدُ، فكيف ساغ -في عصرنا- أن يجد مَن يصرِّح بالتهوين بمكانة الصحيحين ويسعى علنًا للتشكيكِ في أحاديثهما في المنتسبين إلى السُّنَّة آذانًا تُصغي إليه، فضلًا عن متابِعين ومعجَبين؟

وقال الشيخ ولي الله الدهلوي (ت١١٧٦هـ) في (حجة الله البالغة، ١/ ٢٣٢):

"أما الصحيحان فقد اتفق المحدِّثون على أن جميع ما فيهما من المتصل المرفوع صحيح بالقطع، وأنهما متواتران إلى مصنِّفَيْهما، وأنه كل من يهوِّن أمرهما فهو مبتدِعٌ متَّبِعٌ غيرَ سبيل المؤمنين".

نُشِرَ على القناة :

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La place des deux « SaHīH » (الصحيحين) chez les adeptes véridiques de la Sunnah


Le grand érudit Adh Dhahabī (m.748h), dans son résumé du livre (الموضوعات) d’Ibn Al Jawzī (m.597h), à la fin du chapitre recensant des récits faussement attribués au prophète صلى الله عليه وسلم dans lesquels sont vantés les mérites de °Alī ibn Abī Taalib رضي الله عنه, dit :

« °Alī -qu’Allaah l’ait en Son agrément- est une haute et illustre personnalité, au statut éminent, qu’Allaah a certes placé au dessus du besoin que soient forgés en sa faveur des mensonges afin d’attester de ses mérites.
Cependant, les rafidites ne se satisfont qu’en cherchant à défendre son avantage à l’aide de faussetés, tout en rejetant les mérites d’autrui authentiquement établis. C’est ainsi que tu les vois constamment alléguer de hadiths inventés afin de s’en prévaloir, et sans cesse récuser les hadiths authentiques. Mais dès lors qu’ils pressentent la moindre crainte, ils usent d’un simulacre de défense consistant à feindre de témoigner d’une haute considération et d’un attachement profond et respectueux à l’égard des deux recueils authentiques [dont les auteurs respectifs sont l’imaam Al Bukhaari et l’imaam Muslim], ainsi que vis-à-vis de la Sunnah, allant jusqu’à maudire leur voie hérétique et nier en être des adeptes... »

Médite donc -ô sunnite!- sur la parole de ce savant hors-pair -qu’Allaah lui fasse miséricorde- et tires-en des leçons ! Remarque comment, à son époque, le respect et la haute considération de la Sunnah et particulièrement des deux recueils authentiques demeuraient un signe distinctif reconnu, différenciant le sunnite de l’égaré rafidite.
Ceci à un tel point que l’hérétique rafidite, si sa situation venait à être découverte, ne trouvait rien de mieux pour repousser les soupçons planant sur sa religiosité que de simuler un attachement respectueux à ces ouvrages.
Partant de ce fait : comment peut-on admettre que, de nos jours, certains de ceux qui clairement prônent une dévaluation des deux recueils authentiques et qui ne cachent pas leur ambition de faire douter sur leur authenticité puissent trouver, au sein de ceux se réclamant de la Sunnah, des individus enclins à leur prêter l’oreille, sans parler du fait d’en arriver même à les suivre et à exprimer de l’admiration à leur égard ?

Le Cheikh Waliyyullaah Ad Dahlawi (m.1176h) -qu’Allaah lui fasse miséricorde- dit dans son livre (حجة الله البالغة):

« Quant aux deux recueils authentiques, les spécialistes du hadīth s’accordent sur le fait que l’ensemble des textes y étant rapportés selon une chaîne de transmission complète et ininterrompue jusqu’au prophète صلى الله عليه وسلم sont incontestablement authentiques. [Ils s’accordent de même sur le fait] que l’attribution de ces deux recueils à leurs auteurs respectifs est d’une telle célébrité qu’il n’est pas possible d’en douter, et [s’accordent sur le fait] que quiconque les dévalorise est un hérétique, ne suivant pas la voie des adeptes de la foi ».

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À l'arrivée du mois de Ramadaan, le prophète ﷺ faisait bonne annonce à ses compagnons

D'après Abū Hurayrah -qu'Allaah l'agrée- le messager d'Allaah ﷺ a dit :

《 Ramadaan est venu à vous, un mois béni, Allaah -عز وجل- vous a prescrit l'obligation de le jeûner, durant celui-ci, s'ouvrent les portes du ciel et se ferment les portes de la fournaise, de même que les diables rebelles y sont enchaînés. Il s'y trouve une nuit qu'Allaah s'est particulièrement approprié, elle vaut mieux que mille mois et celui qui est privé de son bien est certes privé.》

[Rapporté notamment par An Nassā'ī n°2106, jugé authentique par Ahmad Chaakir, Al Albaanī et d’autres]

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SOYONS ASSIDUS ET NE NOUS LAISSONS PAS DISTRAIRE

La mère des croyants °Aa'ichah -qu'Allaah l'agrée- rapporte que le messager d'Allaah ﷺ fournissait des efforts durant les dix dernières [nuits] comme il n'en fournissait pas durant les autres. [Rapporté par Muslim]

Parmi les raisons à cela évoquées par les savants :

- cet intérêt particulier accordé à ces dix dernières nuits exprime l'ardeur et l'assiduité dans la quête de la nuit dite "laylat al qadr" qui, à elle seule, vaut mieux que mille mois.

- comme il s'y trouve également l'application à clôturer ce mois béni de la meilleure des manières et ainsi d'y apposer un sceau d'excellence. Et ceci car les actes sont appréciés en fonction de ce par quoi ils se terminent.

والله أعلم

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QUAND, OÙ ET COMMENT RECHERCHE-T-ON "LAYLAH AL QADR" ?

Il est établi dans la sunnah du messager d'Allaah ﷺ que, lorsque les dix dernières nuits du mois de Ramadaan débutaient, il ﷺ redoublait d'efforts et vivifiait ses nuits , de même qu'il ﷺ encourageait ses proches et ses compagnons à rechercher activement durant ces dix dernières nuits la fameuse nuit dite "laylah al qadr".
Cette nuit qui vaut mieux que mille mois et au mérite immense, comme notamment exposé dans une sourate lui étant entièrement dédiée dans le Qur'aan.
1000 mois... Quiconque Allaah honore par le fait de la trouver et d'en profiter c'est comme s'il avait ajouté à sa durée de vie, une seconde vie !

Comment donc cette nuit se recherche-t-elle ?

Elle se recherche par l'accomplissement de toute sorte de bien et d'actes d'obéissance à Allaah سبحانه وتعالى.
Cependant, la meilleure chose par laquelle elle se recherche c'est la prière conformément à ce qui fut rapporté concernant l'allongement des prières durant les dernières nuits de Ramadaan et selon le hadith :

((Quiconque prie la nuit "laylah al qadr" par foi et espoir de la récompense, ses péchés antérieurs lui sont pardonnés)) [rapporté par Al Bukhaarī et Muslim].

En quel endroit doit-on se trouver pour la rechercher ?

Le meilleur endroit pour cela est la mosquée, et c'est en ce sens que le prophète ﷺ avait pour habitude de passer ces dix derniers jours en retraite (i°tikaaf) dans la mosquée, et ce jusqu'à sa mort ﷺ.
Cependant, en n'importe quel autre endroit, il convient au musulman de ne pas faire preuve de négligence et d'insouciance dans la recherche de cette nuit. Même, sur son lieu de travail, qu'il évoque Allaah, l'invoque, récite ce qu'il peut du Qur'aan... et qu'il essaye autant que possible de ne pas priver sa personne d'une part de prières nocturnes, même si ce ne sont que quelques unités qu'il accomplit durant son temps de pause.

Qu'Allaah nous accorde de passer cette nuit bénie dans Son obéissance et en prière par foi et espoir de Sa récompense.

[Enseignements inspirés du cours du Cheikh Sulaymaan ar Ruhaylī du 19 Ramadaan 1438]

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 تَقَبَّلَ اللهُ مِنَّا وَمِنْكُم


عن جُبير بن نُفير قال: "كان أصحابُ النبيِّ صلى الله عليه وآله وسلَّم إذا التقوا يوم العيد يقول بعضهم لبعض: تقبَّل اللهُ منَّا ومنكم."
رواه المحاملي في "كتاب صلاة العيدين" وحسَّن إسناده الحافظ ابن حجر في "الفتح" (٢/٤٤٦) وانظر كلام الشيخ الألباني عليه في "تمام المنة" (ص ٣٥٤/٣٥٦).

Qu'Allaah accepte nos œuvres et les vôtres!


D'après Jubayr ibn Nufayr [m.env.80 h] :

Les compagnons du Prophète -sallaaAllaahu °alayhi wa sallam- lorsqu'ils se rencontraient le jour de la fête (al °Îd) se disaient mutuellement "Qu'Allaah accepte nos œuvres et les vôtres" [taqabbala Allaahu minnaa wa minkum].

Rapporté par Al Mahaamilî dans "Kitaab Salaati al °Îdayn" selon une chaîne de transmission jugée correcte [hassan] par le Haafidh Ibn Hajar dans "Fath al Baari". Voir notamment la parole du Chaykh Al Albaanî à son propos dans "Tamaam al minnah".

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« CECI FAIT PARTIE DES SENS ET DES NOTIONS QU’IL CONVIENT ABSOLUMENT DE TRANSMETTRE À QUICONQUE VERRAIT SON ÂME LUI SUGGÉRER DE REJETER LA FOI »

Au Jour de la Résurrection, alors que les réalités seront pour tous apparentes et deviendront une évidence, ceux qui ont compromis leurs personnes en préférant la mécréance à la foi auront la certitude d’avoir causé leur propre perdition et de mériter, de par ce que leurs propres mains ont acquis, le sort qui les attend.

En étant alors conduits en Enfer et en y étant jetés, ces derniers invoqueront la malédiction sur eux-mêmes et prononceront à l’encontre de leurs personnes des formules d’exécration...

Ils seront certes pris de terribles remords et feront à leurs âmes les plus grands reproches.

Ils éprouveront même à l’égard de leurs propres personnes un sentiment on ne peut plus profond d’aversion et de haine.

Chacun, en cette demeure et dès lors son entrée définitive dans ce feu ardent -qu’Allaah nous en préserve-, détestera vivement sa personne et sera vis-à-vis de lui-même empli de rancœur et de ressentiment. C’est alors que leur sera lancé un appel, tel qu’il est mentionné dans la sourate « Ghaafir » :

{إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا يُنَادَوْنَ لَمَقْتُ اللَّهِ أَكْبَرُ مِن مَّقْتِكُمْ أَنفُسَكُمْ إِذْ تُدْعَوْنَ إِلَى الْإِيمَانِ فَتَكْفُرُونَ}

{À ceux qui auront mécru on proclamera : «l'aversion d'Allaah [envers vous] est plus grande que votre aversion envers vous-mêmes, lorsque vous étiez appelés à la foi et que vous persistiez dans la mécréance».}
Autrement dit : cette aversion profonde, cette haine que vous ressentez aujourd’hui envers vous-mêmes alors que vous vous trouvez en Enfer, l’aversion d’Allaah envers vous jadis dans la vie d’ici-bas, lorsque Ses messagers vous invitaient à la foi et que vous vous y refusiez, est plus grande et plus sévère que l’aversion que vous ressentez dorénavant envers vos propres personnes alors que vous êtes en Enfer.

Constate donc l’ampleur et la sévérité de cette aversion qu’Allaah a envers ceux qui mécroient et rejettent la foi !
Si seulement ces derniers pouvaient être informés de cette réalité afin qu’ils s’extirpent de cet état, qu’ils sortent de cette aversion et entrent dans la miséricorde et la complète félicité, et qu’ils œuvrent au salut de leurs âmes.
Cette réalité exposée fait certes partie des sens et des notions qu’il convient de transmettre et de faire parvenir à quiconque rejette la foi : l’aversion qu’Allaah a pour lui est pire que cette aversion que le mécréant éprouve à l’encontre de sa propre personne en se trouvant dans l’Enfer, alors qu’il se consume de regrets d’avoir obéi aux mauvais penchants de son âme qui lui ordonnait la mécréance; il lui a alors obéi et a persisté dans le rejet de la foi jusqu’à qu’elle cause sa perte en le conduisant finalement en Enfer.

Enseignement inspiré d’un extrait du cours du Cheikh ´AbdarRazzaaq al Badr de ce matin le 8/2/1441 H. correspondant au
7/10/2019.

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À l'arrivée du mois de Ramadaan, le prophète ﷺ faisait bonne annonce à ses compagnons

D'après Abū Hurayrah -qu'Allaah l'agrée- le messager d'Allaah ﷺ a dit :

《 Ramadaan est venu à vous, un mois béni, Allaah -عز وجل- vous a prescrit l'obligation de le jeûner, durant celui-ci, s'ouvrent les portes du ciel et se ferment les portes de la fournaise, de même que les diables rebelles y sont enchaînés. Il s'y trouve une nuit qu'Allaah s'est particulièrement approprié, elle vaut mieux que mille mois et celui qui est privé de son bien est certes privé.》

[Rapporté notamment par An Nassā'ī n°2106, jugé authentique par Ahmad Chaakir, Al Albaanī et Al Athyupī.]

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LE JEÛNE ET SA LÉGISLATION

Le jeûne du mois de Ramadan fût prescrit durant la seconde année de l’Hégire, ainsi le prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم a jeûné de son vivant 9 mois de Ramadan.

La législation du jeûne islamique s’opéra en trois étapes :

• La première a consisté en sa prescription, tout en laissant le choix à quiconque en capacité de jeûner entre le fait de jeûner ou de compenser chaque jour non jeûné en nourrissant un pauvre. Les croyants furent alors encouragés et incités à privilégier le jeûne, sans que cela ne leur soit obligatoire.

• La deuxième étape fut l’obligation formelle imposée à chaque musulman, capable, sain et résident de jeûner. Cependant, durant cette étape, l’autorisation donnée au jeûneur de manger, de boire et d’avoir des rapports charnels était seulement du coucher du soleil jusqu’à ce qu’il s’endorme. S’il venait donc à s’endormir après le moment de la rupture mais avant d’avoir pu avaler quoi que ce soit, il lui était par la suite interdit de se nourrir ou d’avoir des relations conjugales jusqu’au coucher du soleil du jour suivant.
• Cette seconde étape fut finalement abrogée par la troisième et dernière étape qui correspond au jeûne tel que nous le connaissons aujourd’hui et dont les règles resteront immuables jusqu’au Jour Dernier.

C’est notamment à la lumière des ces quelques éléments, que le musulman peut mieux comprendre les versets révélés à propos du jeûne dans la sourate (Al Baqarah, versets 183 à 187), et ainsi méditer sur le bienfait de son Seigneur et Maître Souverain تبارك وتعالى.

والله أعلم وصلى الله على عبده ورسوله محمد وسلّم

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بسم الله الرحمن الرحيم
 
L’aumône durant le mois de Ramadan
 
L’imaam Ibn al Qayyim (m.751h) dit dans son livre (زاد المعاد في هدي خير العباد) en substance :
« Il était de son habitude et faisait partie de sa voie [c’est-à-dire du prophète -صلى الله عليه وسلم-], pendant le mois de Ramadan, de multiplier la pratique de divers actes d’adoration ».
 
عن عبد الله بن عباس رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُما، قَالَ: " كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَجْوَدَ النَّاسِ بِالْخَيْرِ، وَكَانَ أَجْوَدُ مَا يَكُونُ فِي رَمَضَانَ حِينَ يَلْقَاهُ جِبْرِيلُ، وَكَانَ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلَام يَلْقَاهُ كُلَّ لَيْلَةٍ فِي رَمَضَانَ، حَتَّى يَنْسَلِخَ يَعْرِضُ عَلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْقُرْآنَ، فَإِذَا لَقِيَهُ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلَام، كَانَ أَجْوَدَ بِالْخَيْرِ مِنَ الرِّيحِ الْمُرْسَلَةِ ".
 
°Abdullaah ibn °Abbaas رضي الله عنهما a dit : « Le prophète صلى الله عليه وسلم était le plus généreux des Hommes dans la dispensation du bien. Il l’était d’autant plus durant Ramadan, lorsque [l’ange] Jibril venait à le rencontrer. Jibril le rencontrait en effet chaque nuit de Ramadan jusqu’à ce que le mois se termine et le prophète, à cette occasion, lui récitait le Coran. Lorsque Jibril le rencontrait, le prophète était alors plus généreux à prodiguer le bien que ne l’est le vent au souffle libre et permanent ».
 
Hadith rapporté par Al Bukhaari (m.256h) -dont les termes ont inspiré la traduction- et Muslim (m.261h), dans leurs recueils authentiques respectifs.
Ramadaan étant un mois béni, empli de bien et de mérites, les bienfaits d’Allaah en faveur de Ses serviteurs y étant plus abondants qu’en d’autres saisons, le prophète                                           صلى الله عليه وسلم s’inspirait donc de cette règle divine établie et aimait s’y conformer en l’appliquant à sa propre personne.
La générosité (al jud), bien que large et générale dans son acception islamique, englobe bien évidemment la notion de don d’aumône. Ce texte contient donc une invitation et une incitation pour les adeptes de la foi, soucieux de se conformer au modèle prophétique, à se montrer généreux en tout temps et à accorder une place privilégiée et un soin particulier à la générosité et la pratique l’aumône durant le mois de Ramadaan.
 
Remarque à propos d’un texte attribué au prophète et diffusé à grande échelle durant ce mois béni afin de vanter le mérite de l’aumône en son sein :
 
Le texte en question fut traduit, imprimé et publié en ces termes : « Le Prophète SAWS a dit : ((La meilleure des aumônes est celle fait durant le Ramadaan.)) Rapporté par At-Tirmidhi ».
 
Il s’agit effectivement d’un hadith qui se trouve dans le recueil de l’imaam At-Tirmidhi  (m.279h) que celui-ci rapporte selon sa propre chaîne de transmission jusqu’au compagnon Anas ibn Maalik رضي الله عنه qui dit : « le Prophète صلى الله عليه وسلم fut interrogé : quel est le jeûne le plus méritoire après [celui du] Ramadaan ? Il dit : « [Celui de] Cha°baan, par rapport à l’éminence de Ramadaan [qui lui succède] » Il a alors été dit : « Et quelle aumône est la plus méritoire ? » Il dit : « Une aumône durant Ramadaan ».
 
Il est à noter qu’At-Tirmidhi, dans un souci de loyauté, ne se contenta pas ici de rapporter le hadith avec sa chaîne de transmission, mais dit à la suite de celui-ci : « ce hadith est singulier [gharib], et Sadaqah ibn Mussaa [un des rapporteurs figurant dans la chaîne de transmission] n’est pas considéré auprès d’eux [c’est-à-dire les savants spécialistes du hadith] comme quelqu’un de vraiment fiable ».
 
Le savant émérite Ibn Al Jawzi (m.597h) dit à propos du même hadith : « c’est un hadith qui n’est pas authentique » [العلل المتناهية في الأحاديث الواهية]. Le HaafiDh Ibn Hajar (m.852h) dit : « sa chaîne de transmission est faible » [فتح الباري]. De même, Al Albaani (m.1420) a statué de la faiblesse du hadith [إرواء الغليل].
 
Ainsi, il n’apparait pas correct d’attribuer ces termes au Messager d’Allaah صلى الله عليه وسلم.
 
Pour clôturer cette publication, voici une parole aussi précieuse qu’éloquente de la part d’un éminent savant spécialiste du hadith décrivant la méthodologie à adopter pour quiconque souhaiterait utiliser un hadith extérieur aux deux recueils authentiques d’Al Bukhaari et de Muslim en tant qu’argument.
Le HaafiDh Ibn Hajar (m.852h) dit : « La voie à emprunter pour quiconque voudrait argumenter à l’aide d’un hadith tiré des « sunan » [en particulier les recueils communément désignés comme tels, ceux d’Abu Daawud (m.275h), d’An Nasaa’i (m.303h), d’At Tirmidhi (m.279h) et d’Ibn Maajah (m.273)] ou tiré des « massaanid » [pluriel de « musnad »] est une seule et même voie, puisqu’aucun de l’ensemble des auteurs desdits recueils n’a émis comme condition de n’y rassembler exclusivement que des textes authentiques, ou du moins corrects.
Si donc cette personne qui se propose d’argumenter est une personne qualifiée pour distinguer ce qui est authentique de ce qui ne l’est pas, il ne lui appartient pas d’argumenter avec un hadith extrait des « sunan » sans préalablement procéder à l’analyse concernant la continuité effective de sa chaîne de transmission, ainsi que la situation de chacun des rapporteurs la constituant. Il en est de même pour un hadith extrait des « massaanid », ceci ne lui appartient qu’après avoir connaissance de tout cela.
Si en revanche la personne n’est pas qualifiée pour saisir ces choses, la voie qu’elle devra suivre sera d’abord de vérifier si le hadith se trouve dans un des deux recueils authentiques [Al Bukhaari & Muslim] ou si un imaam l’a explicitement jugé authentique, elle peut alors le suivre et se fier à son jugement.
Si dans le cas contraire, elle ne trouve personne l’ayant authentifié ou jugé comme correct, il ne lui appartient pas de se lancer dans une argumentation basée sur ce hadith, sans quoi elle serait semblable à celui qui amasse du bois dans l’obscurité de la nuit [sans pouvoir distinguer le bois d’autre chose], et pourrait ainsi se retrouver à argumenter sur une fausse base sans même s’en apercevoir ». [النكت على كتاب ابن الصلاح].

والله أعلم وصلى الله على عبده ورسوله محمد وآله وصحبه وسلّم

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قَالَتْ أمُّ المُؤْمِنينَ عَائِشَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا :
" كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَجْتَهِدُ فِي الْعَشْرِ الْأَوَاخِرِ مَا لَا يَجْتَهِدُ فِي غَيْرِهِ".

أخرجه الإمام مسلم في (الصحيح)

La mère des croyants °Aa'ichah -qu'Allaah l'agrée- rapporte que le messager d'Allaah ﷺ fournissait des efforts durant les dix dernières [nuits] comme il n'en fournissait pas durant les autres. [Rapporté par Muslim]

Parmi les raisons à cela évoquées par les savants :

- cet intérêt particulier accordé à ces dix dernières nuits exprime l'ardeur et l'assiduité dans la quête de la nuit dite "laylat al qadr" qui, à elle seule, vaut mieux que mille mois.

- comme il s'y trouve également l'application à clôturer ce mois béni de la meilleure des manières et ainsi d'y apposer un sceau d'excellence. Et ceci car les actes sont appréciés en fonction de ce par quoi ils se terminent.

والله أعلم

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QUAND, OÙ ET COMMENT RECHERCHE-T-ON "LAYLAH AL QADR" ?

Il est établi dans la sunnah du messager d'Allaah ﷺ que, lorsque les dix dernières nuits du mois de Ramadaan débutaient, il ﷺ redoublait d'efforts et vivifiait ses nuits , de même qu'il ﷺ encourageait ses proches et ses compagnons à rechercher activement durant ces dix dernières nuits la fameuse nuit dite "laylah al qadr".
Cette nuit qui vaut mieux que mille mois et au mérite immense, comme notamment exposé dans une sourate lui étant entièrement dédiée dans le Qur'aan.
1000 mois... Quiconque Allaah honore par le fait de la trouver et d'en profiter c'est comme s'il avait ajouté à sa durée de vie, une seconde vie !

Comment donc cette nuit se recherche-t-elle ?

Elle se recherche par l'accomplissement de toute sorte de bien et d'actes d'obéissance à Allaah سبحانه وتعالى.
Cependant, la meilleure chose par laquelle elle se recherche c'est la prière conformément à ce qui fut rapporté concernant l'allongement des prières durant les dernières nuits de Ramadaan et selon le hadith :

((Quiconque prie la nuit "laylah al qadr" par foi et espoir de la récompense, ses péchés antérieurs lui sont pardonnés)) [rapporté par Al Bukhaarī et Muslim].

En quel endroit doit-on se trouver pour la rechercher ?

Le meilleur endroit pour cela est la mosquée, et c'est en ce sens que le prophète ﷺ avait pour habitude de passer ces dix derniers jours en retraite (i°tikaaf) dans la mosquée, et ce jusqu'à sa mort ﷺ.
Cependant, en n'importe quel autre endroit, il convient au musulman de ne pas faire preuve de négligence et d'insouciance dans la recherche de cette nuit. Même, sur son lieu de travail, qu'il évoque Allaah, l'invoque, récite ce qu'il peut du Qur'aan... et qu'il essaye autant que possible de ne pas priver sa personne d'une part de prières nocturnes, même si ce ne sont que quelques unités qu'il accomplit durant son temps de pause.

Qu'Allaah nous accorde de passer cette nuit bénie dans Son obéissance et en prière par foi et espoir de Sa récompense.

[Enseignements inspirés du cours du Cheikh Sulaymaan ar Ruhaylī du 19 Ramadaan 1438]

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UN PRINCIPE MÉTHODOLOGIQUE

Il ne fait aucun doute que le mois de Ramadaan est un mois propice à l’adoration. Nous avons eu l’occasion, dans une précédente publication, de mentionner la parole de l’érudit Ibn Al Qayyim (m.751h) allant dans ce sens, disant que de multiplier la pratique de divers actes d’adoration durant ce mois fait partie de la voie bénie du noble Messager صلى الله عليه وسلم. Nous avons de même, à la suite de cela, cité un hadith illustrant certains aspects de cette réalité, lorsqu’Ibn °Abbaas رضي الله عنهما rapporte que le mois de Ramadaan était celui au cours duquel le Prophète صلى الله عليه وسلم était le plus généreux, bien qu’il était dans l’absolu et en tout temps le plus généreux des Hommes. Dans ce même texte, il est également question de lecture du Coran, intensifiée à l’occasion de ce mois grandiose.
Dans une publication suivante, notre mère °Aa’ichah رضي الله عنها nous informe que cet engouement de sa part صلى الله عليه وسلم s’amplifiait durant les 10 dernières nuit du mois, puisqu’il y fournissait plus d’efforts dans l’adoration de son Seigneur et Maître Souverain تبارك وتعالى qu’il ne le faisait au cours des autres.

C’est ainsi que les adeptes de la foi et partisans du prophète صلى الله عليه وسلم s’attellent en ces jours-ci à suivre l’exemple de leur bien-aimé صلى الله عليه وسلم et redoublent d’efforts dans l’adoration d’Allaah جلّ وعلا.

À cette occasion, il semble opportun de rappeler un principe, une règle générale qui peut-être oubliée ou négligée par certains d’entre nous, voire ignorée par d’autres.
Ce principe est contenu dans une parole que le Messager صلى الله عليه وسلم rapporte de la part d’Allaah سبحانه وتعالى.

En effet, l’Imaam Al Bukhaarī (m.256h) رحمه الله relate dans son (SaHīh) d’après Abū Hurayrah رضي الله عنه, que le Messager d’Allaah صلى الله عليه وسلم a dit :

((إِنَّ اللَّهَ قَالَ : مَنْ عَادَى لِي وَلِيًّا فَقَدْ آذَنْتُهُ بِالْحَرْبِ، وَمَا تَقَرَّبَ إِلَيَّ عَبْدِي بِشَيْءٍ أَحَبَّ إِلَيَّ مِمَّا افْتَرَضْتُ عَلَيْهِ، وَمَا يَزَالُ عَبْدِي يَتَقَرَّبُ إِلَيَّ بِالنَّوَافِلِ حَتَّى أُحِبَّهُ)) الحديث.

Ce que l’on peut traduire comme suit :

((Allaah a dit : quiconque prend un de Mes alliés en aversion, alors Je lui déclare la guerre.
Mon serviteur ne saurait se rapprocher de Moi par une chose plus aimée de Moi qu’au moyen de ce que J’ai imposé et décrété obligatoire. Mon serviteur ne cesse ensuite de se rapprocher de Moi au moyen des actes surérogatoires, jusqu’à ce que Je l’aime.))

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